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Lundi 28 mai 2007

Finalement, tout le monde est content. Les élections municipales et autonomes ont délivré leur verdict : globalement, en additionnant le nombre total de bulletins, le Parti populaire recueille 155.991 voix de plus que le Parti socialiste. Ce qui l’autorise à crier victoire. En revanche, le PSOE se maintient plus solidement qu’on ne l’augurait, d’autant plus que le petit jeu des alliances locales, tant avec les communistes d’Izquierda Unida qu’avec les mini-partis, va certainement lui permettre de gouverner dans 12 capitales de province : à la majorité absolue. Ainsi à Las Palmas de Gran Canaria. Et suite à des pactes à Orense, León, Soria, Logroño, Zamora, Tarragona, Jaén, Vitoria, Toledo, Cáceres et Palma de Mallorca. Plus quelques autres grandes villes, jusqu’alors aux mains du PP, telles Mérida, Vigo, Ferrol ou Jerez de la Frontera, tout comme à Sanlúcar de Barrameda (Cádiz) et Coslada (Madrid).

 


Vraisemblablement, le PP va perdre le pouvoir dans les capitales de province, passant de 30 à 22, tandis que le PSOE en obtiendrait 24 (contre 15 en 2003). Les pronostics lui sont favorables sur huit villes de plus de 250.000 habitants, Barcelone, Seville, Saragose, Las Palmas de Gran Canaria, Vigo, Gijón, Hospitalet de Llobregat et La Corogne. Le PP serait assuré de 7 municipalités, Madrid, Valence, Málaga, Murcie, Palma de Mallorca, Valladolid et Alicante. Concrètement, les socialistes comptent 24.026 conseillers municipaux, contre 23.347 au PP, qui recueille en la circonstance une superbe victoire à la Pyrrhus.

 

On constate donc que les choses sont moins claires qu’il ne le semblait d’emblée. Et le numéro d’auto satisfaction exercé hier soir par Mariano Rajoy avait un petit côté décalé et irréaliste. Car le parti ayant le plus perdu à ces élections a bel et bien été le PP, incapable de nouer la moindre alliance avec des formations minoritaires, voire folkloriques, dont l’appoint à l’heure des alliances lui permettrait de constituer des majorités. N’oublions pas qu’il ne s’agissait pas d’élections législatives, mais locales. Aussi vouloir à tous prix en tirer des leçons générales est un tantinet hors de propos. Non, le PSOE n’est pas à terre, non le PP n’est pas devenu majoritaire. Non, Zapatero n’a pas été désavoué par ce scrutin, qui n’est que… local. Il doit tout de même se sentir morveux, lui qui claironnait jusqu’alors que « celui qui gagne en voix remporte les élections. » Comme quoi on parle toujours trop.

 


Deux résultats attirent particulièrement l’attention. Celui de Madrid tout d’abord, où Esperanza Aguirre l’emporte de 25 sièges face à Rafael Simancas (contre 12 en 2003), soit 19,8 points d’avance. Elle devient de ce fait la présidente madrilène ayant le plus recueilli de voix dans l’histoire de la jeune démocratie. Quant au maire de la capitale, Alberto Ruiz-Gallardón, il écrase littéralement son adversaire socialiste, le technocrate Miguel Sebastián, ancien bras droit de Zapatero, avec 55,5 % contre 30,88 %. Le second résultat concerne la Navarre, une Communauté autonome convoitée par les séparatistes basques, qui la considèrent comme faisant partie de leur territoire historique. Là, l’UPN, c’est-à-dire le PP, qui gouvernait jusqu’alors, obtient 22 conseillers contre 12 à Nafarroa Bai, la coalition constituée  d’Aralar, du PNV, EA et Batzarre, et 12 au PSOE., IU obtenant deux élus, tout comme le CDN, l’allié actuel de Miguel Sanz. La main est chez les socialistes, qui décideront avec qui s’allier, soit les nationalistes, soit le PP, ce qui serait très étonnant. Un choix d’importance face au séparatisme basque revendicatif et expansif.

 

Conclusion : si Zapatero est le premier président à avoir été désavoué en seulement trois ans de présidence, les lignes n’ont pas vraiment été bouleversées, et ces élections n’auront constitué qu’un tour de chauffe, en attendant celles de mars 2008, à moins que devant sa perte de vitesse, Zapatero ne décide de les avancer à l’automne. Il connaît la carte électorale : depuis 1983, le parti l’ayant emporté aux municipales a toujours gagné l’année suivante. Tout cela devient passionnant.

 

Par Jean Chalvidant - Publié dans : chalvidant
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Mardi 15 mai 2007

Pour une fois, rien qu’une, je vais être carrément de parti pris. Mais l’entreprise en vaut la peine. Vous ne le savez peut-être pas, mais une certaine Fondation New Seven Wonders, « Fondation nouvelle 7ème merveille du monde », en français, a lancé un concours planétaire pour élire un nouveau site détenant cette appellation très élitiste et très recherchée. 21 finalistes ont été retenus, et pas de la petite bière.

 

En vrac (et pardon pour ce manque de respect) : l’Acropole d’Athènes, la pyramide de Chichen Itza au Mexique, le Colisée de Rome, la Tour Eiffel, la Grande muraille de Chine, le Macchu Picchu au Pérou, la ville de Petra en Jordanie, les statues de l’île de Pâques, Stonehenge et le Taj Mahal aux Indes. Puis le Temple d’Angkor, l’église de Sainte-Sophie, le temple de Kiyomizu, le Kremlin, le château de Neuschwanstein, la Statue de la Liberté, celle du Christ rédempteur à Rio de Janeiro, l’Opera House de Sydney, la ville de Tombouctou au Mali. Et l’Alhambra de Grenade.

 

Pour avoir pas mal bourlingué, je connais bon nombre de ces endroits, qui sont magnifiques. Encore que mettre la statue de la Liberté au même niveau que Stonehenge, un lieu où souffle l’esprit, ou les esprits, ce soit un peu fort de café. Mais si l’en est un qui est cher à mon cœur, c’est bien les jardins de l’Alhambra et son palais du Generalife. J’y ai passé une partie de ma jeunesse et me souviens avec émotion de ces nuits passées en compagnie d’amis qui le sont restés, quarante ans plus tard. Les yeux fermés, je peux parcourir le Patio des lions (en réfection actuellement), le Palais de Carlos V (pas vraiment choucard), les salles des Albencerrajes et des Dos Hermanas, commenter l’architecure nazari, les murs du Cuarto dorado. Incollable, je suis. L’Alhambra, ce sont des odeurs et une infinie douceur. Chez les musulmans d’alors, le paradis était imaginé comme un jardin, un lieu de délices et de plaisir. Prélude de celui de l’Eden. Comment ne pas y penser en arpentant ses allées ?

 

Patatras, il semble que l’affaire soit mal partie. Avant le jugement final, qui aura lieu le 7 juillet prochain, le comité organisateur a rendu publique une liste des sites les plus plébiscités par déjà 40 millions de votants. Arrivent en tête les dix premiers lieux cités plus haut. Ce qui signifie que l’Alhambra n’est pas dans la « short list », comme on dit chez les consultants. Il est temps de se réveiller, car le temps presse. Donc ne me demandez pas une quelconque neutralité. A défaut de sauver l’Alhambra, il faut l’élever au niveau de merveille du monde. En avant, une, deux, et je ne veux voir qu’une tête !

 

Si vous êtes sensible à mon souhait, n’hésitez pas à voter via le net, en allant sur www.new7wonders.com ; un caramel mou sera distribué à chaque lecteur de cette chronique m’ayant exaucé. Zapatero, naturellement devant force caméras de télévision, y est allé du sien en faveur de l’Alhambra, en affirmant qu’elle « sera la septième merveille du monde ». Etant donné son manque d’efficacité dans ses soutiens (Ségolène, Schroeder), il y a nonobstant lieu de s’inquiéter.

Par Jean Chalvidant - Publié dans : chalvidant
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Mercredi 9 mai 2007

Le ronron lancinant des témoignages au procès du 11-M (l’attentat d’Atocha) a brusquement cessé cet après-midi, lorsque le commissaire en chef des Etudes policières, José Cabanillas, a assuré les jurés qu’il était persuadé que Jamal Ahmidan - dit « Le Chinois » en raison de son faciès asiatique - était le vrai chef militaire d’Al Quaeda en Europe. Alors que l’on était jusqu’alors convaincu qu’il s’agissait de l’un des inculpés, le marocain Youssef Belhadj, arrêté en Belgique en février 2005 et transféré en Espagne en avril suivant.

 

Un sacré pavé dans la mare, qui nécessite une explication, que Cabanillas se risque à effectuer. Pour cela, il se base sur des conversations téléphoniques interceptées. Sur toutes celles qu’il a eues entre les mains était désigné comme chef d’Al Quaeda en Europe un certain Abu Dujuna Al Afgani, un pseudo utilisé par Belhadj. C’était du moins la certitude de la police. Sur toutes, sauf sur une, un enregistrement sur cassette trouvée dans les décombres de l’appartement de Leganés dans lequel « Le Chinois » discourt « en position de chef, d’émir. »

 

Comme l’argument semble un peu fragile, Cabanillas présente d’autres références : ainsi le surnom d’Afgani pourrait correspondre au Chinois car, selon sa femme, « il avait le rêve d’aller combattre en Afghanistan. » Soit. Continuons : dans le disque dur de son ordinateur furent découvertes des archives tirées du web « Global Islamic Media », concrètement de la page d’Abu Annan, qui diffusa l’égorgement d’un homme d’affaire américain. On voit mal le rapport. Autre document dans son PC, un communiqué signé des Brigades d’Abu Hafs al Masri, affirmant que « ceux qui ont été surpris par la rapidité de notre revendication de la bataille de Madrid, sachent que les circonstances le voulaient. Dans le cas de Madrid, le facteur temps était très important pour mettre fin au gouvernement de l’ignoble Aznar. »

 

On n’est toujours pas convaincus. Aussi Cabanillas sort-il son argument massue : à cette époque, le réseau de Ben Laden avait annoncé une trêve sur le territoire de Al Andalus. Or, sur la cassette retrouvée à Leganés, les terroristes annoncent qu’ils entendent la briser. Faisant dès lors preuve de leur autonomie et de leur pouvoir de décision. C’est à mon sens oublier un peu vite que Belhadj a été identifié comme le porte-parole des terroristes, celui-là même qui avait laissé une cassette dans une poubelle située près de la Mosquée de Madrid, deux jours après l’attentat. Tout comme celui qui avait loué le fameux appartement de Leganés. Ce qui fait beaucoup à sa charge.

 

Cela dit, il ne convient guère de se réjouir. En admettant avec beaucoup d’indulgence que « Le Chinois » soit effectivement le patron de l’organisation en Europe, il a trouvé la mort peu après l’attentat avec six de ses corréligionnaires à Leganés, en faisant exploser leur propre bombe, pour échapper aux forces de l’ordre qui encerclaient l’appartement et qui allaient donner l’assaut. Ce qui signifie qu’aujourd’hui, il a été remplacé. Par qui ? Au-delà du devoir de vérité qu’on doit aux victimes, c’est la seule question qui devrait nous intéresser.

 

Par Jean Chalvidant - Publié dans : chalvidant
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Lundi 7 mai 2007

Il n’y a pas qu’en France qu’on vote. L’Espagne s’apprête à en faire autant dans trois semaines, le 27 mai. Avec des résultats qui s’avèreront moins impliquants, puisqu’ils ne concerneront que les municipalités et certaines Communautés autonomes : Aragón, Principat des Asturies, Iles Baléares, Canaries, Cantabrie, Castilla-La Mancha, Castilla y León, Comunauté Valencienne, Estrémadure, Communauté de Madrid, Région de Murcie, Communauté Forale de Navarre et La Rioja. J’aurai l’occasion de revenir dans les prochains jours sur le sens politique à accorder aux conséquences des votes sur la Péninsule, mais tiens aujourd’hui à m’attarder sur le scrutin au Pays basque, une région qui ne ressemble décidément à aucune autre.

 

Au-delà des escarmouches entre le PP, le PSOE et le Parti nationaliste basque, qui gère le pays depuis la mise en place des 17 Communautés autonomes en 1978, un seul point retient l’attention : Madrid permettra-t-il à la mouvance séparatiste de se présenter devant les électeurs ? Batasuna étant toujours interdite, pour n’avoir jamais condamné la violence d’ETA, les autonomistes entendent être présents sous une forme ou sous une autre. Ainsi lors des élections autonomes d’avril 2005 avaient-ils créé de toute pièce EHAK, le Parti communiste des Terres basques, qui avait obtenu 9 sièges sur 75 et 12 %, soit 150.188 voix. Et accessoirement une subvention publique de 483.472 euros.

 

C’est une opération semblable qu’il s’agit pour eux de mettre en place aujourd’hui. À cette intention, ils ont sorti du placard un parti sans militants, l’ANV (Action nationaliste basque), créé en 1930 d’une scission du PNV, qui fit partie de manière éphémère, en 1978, de la coalition Herri Batasuna et refusa de rejoindre la nouvelle mouture Batasuna en 2001. Difficile dans ces conditions de lui interdire de se présenter devant les électeurs, d’autant plus que l’ANV a officiellement rejeté toute solution passant par la violence. Ces préalables étant remplis, on aurait pu penser logiquement que le chemin des urnes lui serait ouvert. C’était sans compter sur le calcul politicien du gouvernement central, toujours blessé par la rupture de la trêve et qui cherche par toutes les voies légales à interdire des listes abertzales, séparatistes, aux municipales basques.

 

Aussi depuis une dizaine de jours assiste-t-on à un jeu pervers, consistant à faire éplucher par le Tribunal suprême la totalité des noms des postulants aux conseils municipaux, afin de savoir s’ils ont été dans une vie antérieure membres d’ETA, ou de Batasuna. Et de les retirer de la piste. Mission accomplie, puisque 133 candidatures d’ANV ont ainsi été annulées sous des prétextes divers. Plus 246 associations d’AS (Abertzale Sozialistak). Il n’y aura donc pas de listes globales autonomiste en Euzkadi le 27 mai. Ce qui est lamentable.

 

Du haut de mon petit savoir et de ma longue expérience, je me permettrai une simple réflexion : refuser une sortie démocratique à des exaltés, c’est demain les repousser vers le désespoir, et l’activisme. Etre nationaliste, ou séparatiste, n’est pas un crime, mais une opinion. Et en démocratie, toutes se valent, seuls les électeurs décidant de les mettre en pratique. Par souci de vengeance, et aussi parce qu’il n’a pas les idées très claires sur ce dossier, Zapatero se fourvoit davantage dans le cloaque basque. Dans cette posture, il ne peut que perdre. Et ETA, qui attend en vain un geste, fulminera davantage. Qu’il est loin, l’espoir de paix !

 

Ps : pour les chercheurs et étudiants abonnés à ce blog, si vous désirez avoir le détail des candidats retoqués en Biscaye, faites :

 

http://www.libertaddigital.com/fotos/noticias/munivizcaya.pdf Pour les Juntes de la même région : http://www.libertaddigital.com/fotos/noticias/vizcaya2.pdf
Par Jean Chalvidant - Publié dans : chalvidant
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Dimanche 6 mai 2007

Pour les abonnés : la presse espagnole m'ayant demandé un commentaire sur  l'élection française, le voici, à chaud, à votre intention.

 

 

Il n’y a pas eu de suspense. Donné vainqueur depuis six mois dans les sondages, Nicolas Sarközy l’a finalement emporté de six points face à Ségolène Royal, 53 % contre 47. Et même les petits sursauts d’entre deux tours, les œillades langoureuses à l’électorat du centriste François Bayrou, n’y auront rien changé. La France est redevenue sérieuse, après s’être fait tirer les oreilles au lendemain du 21 avril 2002 (la présence de Le Pen), et punir de l’Europe pour son « non » au référendum de 2005. Cette fois, pas question de jouer les « franchouillards râleurs », la participation en est la preuve, ainsi que le « vote utile » qui l’aura emporté sur tous les discours extrémistes ou jugés trop folkloriques (12 candidats, dont trois trotskistes, au premier tour).

 

 

Le pays tout entier attendait avec fièvre le débat de mercredi soir entre les deux derniers candidats, et Ségolène Royal en voulant jouer les combatives pugnaces aura en fait été taxée d’arriviste « perdant ses nerfs » selon l’expression du nouveau Président. Face à elle, Nicolas Sarközy gardait son calme et apparaissait dès lors en homme rassurant, à la parfaite stature étatique. Mais les analyses de la victoire ne donnent aucune réponse pour demain.

 

 

Une fois en place, quelle sera la politique réelle du nouvel élu ? Sur ses relations avec l’Espagne, Nicola Sarközy a tenté, pendant toute la campagne, quand Ségolène faisait valoir le soutien de José Luis Rodríguez Zapatero, de rappeler que l’Espagne n’était pas un voisin inconnu. Il a même joué de certains arguments, assurant que le chef du gouvernement espagnol lui avait confié au creux de l’oreille ne jamais vouloir reproduire en Espagne l’exemple français de la réduction du temps de travail. Une apparente connivence qu’il souhaitera certainement, demain, rendre encore plus palpable, pour éloigner les immanquables nostalgies de ceux qui auraient rêvé d’un bloc européen socialiste. S’il est un point sur lequel Sarközy aura toujours œuvré avec ses voisins espagnols dans une parfaite entente, c’est dans le domaine du terrorisme d’ETA. Mais - et les Français l’ont-ils vraiment compris ? – ce n’est plus en ministre de l’Intérieur vindicatif et actif que le pays va retrouver son homme, mais en chef d’Etat à la stature différente, et aux positions obligatoirement adoucies.

 

 

Là où l’avenir pourrait être plus sombre, ce sera sur le passage aux frontières des clandestins. Car si l’Espagne compte servir d’entonnoir pour alimenter la France, elle risque fort de voir refouler vers elle tous ceux qui se heurteront aux nouvelles lois anti-immigration, de l’autre côté des Pyrénées. A tirer à hue et à dia de part et d’autre, possible que des tensions apparaissent.

 

 

La France va changer, se rénover, mettre en place une « rupture » si souhaitée avec l’avant, elle vient de commencer en élisant un de ses plus jeunes président, 52 ans, à l’instar de Zapatero. Pas de surprise, donc, mais pas non plus d’événement ayant bipé les dés comme ce fut le cas en mars 2004 à Madrid avec les attentats d’Atocha.

 

 

Ici, le prévisible s’est confirmé, mais les surprises ne seront-elles pas pour demain ? Car, il est une question qui hante un peu tous les esprits. Quid des banlieues au lendemain de ces élections, et de cette haine accumulée depuis des mois envers le ministre de l’Intérieur, devenu aujourd’hui Président de la République ? Avec des élections législatives dans un mois, il n’est pas certain que la France soit vraiment ce havre paisible et mâture qu’elle s’évertue à vendre en image parfaite à ses voisins européens.

 

 

Voici donc Sarkozy installé pour cinq ans à l’Elysée. Les amateurs de belles histoires ne manqueront pas de faire remarquer que Cécilia, épouse Sarközy, est la petite cousine d’Alberto Ruiz Gallardón. Qui sait si un jour cette parenté ne se retrouvera pas à la tête de nos deux Etats ?

 

 

Par Jean Chalvidant - Publié dans : chalvidant
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